lundi 4 mai 2009

ELOGE DE LA CAMARON

On est en pleine saison de la grosse crevette, la “camaron” que l’on trouve chez des petits vendeurs des bords de route, à des prix très abordables. Avec sa carapace beige et des antennes très longues, longue de 15 cm, la camaron se prête à toutes les recettes : pochée dans une infusion au laurier et servie avec une sauce mousseline, en brochette au barbecue avec des marinades classiques ou plus exotiques, ce crustacé a un goût très fin, contrairement à la camaron tigrée, plus petite mais à la saveur nettement plus forte.

Le Panama bénéficie d’un gisement naturel; les crevettes sont unanimement appréciées et figurent sur toutes les cartes et à toutes les sauces. Des fermes d’élevage se sont créées le long de la côte Pacifique, de Punta Chame à Playa Blanca, même si les projets immobiliers menacent maintenant de gêner cette activité. Pourtant, on commence à trouver en France, au rayon des surgelés, des crevettes du Panama, concurrençant celles du Mozambique qui avaient pourtant le monopole depuis des années.
Une mention spéciale pour le « ceviche », que l’on trouve partout et que l’on déguste à toute heure. Source de protéines et de vitamines et aucune graisse ajoutée : c’est une gourmandise idéale pour les régimes. Il en existe de toutes sortes et le ceviche panaméen est sobre, comparé par exemple au péruvien qui ajoute des grains de maïs, voire de la patate douce ou l’hawaïen qui aime l’ananas et la crème.

Les « mariscos » (tellines, pétoncles, poulpe, crevettes) et les poissons comme la « corvina » ou le « cazón »(requin), sont cuits dans du jus de citron vert agrémenté d’oignons très finement coupé, et une pointe d’ « aji » rouge, petit piment à la saveur piquante. Le secret du ceviche, c’est …le sel : quand l’acidité du jus de citron commence à céder devant le goût salé, le ceviche est au point. On peut y ajouter une pointe de coriandre hachée. Pour moi, je place au-dessus des autres 2 ceviches de camarones à Panama : le premier est servi au restaurant sans prétention du Mercado de Mariscos, au bout de Balboa, et le second (parfumé à la coriandre) peut être dégusté au Barko, bar-restaurant en proue de bateau qui se trouve au bout du Causeway.

Ce dimanche, les grosses crevettes ont décoré une paella entièrement élaborée sur le barbecue, couronnant un mélange de porc et de poulet avec des petits poulpes, pétoncles et tellines. Je vous promets que nous nous sommes régalés !

Dans un registre plus bucolique, on trouve ici dans les jardins une fleur à hampe rouge ou jaune qui a la propriété de faire les délices des colibris. J’en ai quelques pieds dans mon jardin et elles portent le nom de «cola de camaron » ou queue de crevette.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire